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SAMEDI 2 DECEMBRE – 21 h.
SUR LES TRACES DE DJANGO…
Duo ROMANE/Stochelo
ROSENBERG
En
première partie, le tout jeune quartet « Belleville » nous
a offert des petits délices. Très inspirés du swing manouche,
« Belleville » oblige, ils y ajoutent une juste touche
personnelle. La rythmique est puissante, les chorus parfaits
techniquement et très mélodiques. Une musique entre Django Reinhard
et Sydney Bechet, sans doute à cause de la présence du saxo soprano
qui impose sa sonorité très particulière dans l’harmonie des deux
guitares et de la contrebasse. Un jazz simple, efficace , sans
esbroufe, qui se laisse déguster sans modération. La salle, comble,
a beaucoup aimé. Deuxième partie.
Oh oui, Conilhac a eu raison de programmer cette année encore le
guitariste manouche Stochelo Rosenberg. Il nous a offert,
musicalement et humainement, un set de
gala. En fait il faut parler
de Romane et Rosenberg car ces deux là jouent une musique
complètement fusionnée. Ils se connaissent si bien et ont un tel
talent que par moment on ne sait plus qui fait quoi. La seule chose
dont on soit absolument sûr, c’est que le jazz aux multiples
influences qu’ils jouent, (à plusieurs reprises ils sont même partis
sur une fugue !!! Bach, sois heureux !) est d’une
intense qualité. De plus, et j’adore cela, ils se régalent,
s’amusent, se sourient, apprécient d’un œil jouisseur la performance
de l’autre. Romane est un excellent showman, et quand il parle, le
public, amusé, boit littéralement ses paroles. Deux grands
artistes et deux êtres humains adorables. Ils nous ont réservé
deux belles surprises. A la fin de leur set, ils ont invité
« Belleville » sur scène pour jouer avec eux. Ensuite ils
ont invité un jeune guitariste manouche, inconnu, mais qui s’est
avéré de grand talent. Retenez son nom, vous allez en entendre
parler : Steve Laffont. Deux beaux exemple de générosité et de
solidarité musicale. |
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